BPCE

S-money, la Fintech interne du groupe BPCE, acquiert LePotCommun.fr

Smoney-part
Lentement mais surement, S-money, la start-up spécialisée dans les nouveaux modes de paiement, tisse sa toile.

Après avoir réussi médiatiquement en étant le 1er acteur à réaliser un paiement sur Twitter, Smoney est en pleine conquête du monde étudiant grâce à sa solution Izly et se développe en offrant sa capacité d'encaissement pour compte de tiers notamment des marketplaces, des plateformes de crowdfunding ou des sites de ecommerce.

Avec 1 million de comptes de monnaie électronique, S-money est passé de quelques milliers de transactions par an en 2012 à 200 000 transactions traitées par jour en 2015. BPCE prouve ainsi qu'elle peut accueillir en son sein une start-up en conservant son savoir faire et son énergie.

De son côté, LePotCommun.fr veut simplifier les dépenses à plusieurs depuis 2011 : anniversaires, mariages, restaurants, naissances, pots de départs...

Le développement de l'entreprise est très rapide grâce à la viralité du concept : 1 pot rassemble 12 personnes parmi lesquelles 3 referont un pot par la suite. 2 millions d'utilisateurs ont déjà fait appel au service.

Bpce_s-money_lepotcommunfr_fintech

Après avoir longuement collaboré, SMoney et LePotCommun ont décidé de faire converger leur trajectoire pour former un leader du paiement communautaire en France et en Europe.

Smoney acquiert 85% du capital de LePotCommun.fr et montera à 100% dans les prochaines années. LePotCommun.fr bénéficiera ainsi des moyens du groupe BPCE pour améliorer son service et accélérer son développement international.

Questionnés sur la coincidence de l'annonce quelques semaines après le rachat de Leetchi par le Crédit Mutuel Arkea, les responsables du PotCommun.fr tiennent à souligner la différence entre les 2 entreprises dont les volumes de business sont très proches alors que les levées de fonds sont très éloignées (200 000 euros pour LePotCommun.fr contre 6 millions pour Leetchi).

Quant à la direction de BPCE, elle assume le rachat du PotCommun.fr par sa start-up interne Smoney. BPCE aurait certainement les moyens de concevoir les mêmes services, en revanche, elle ne serait pas capable d'intégrer l'énergie, la créativité et le goût d'entreprendre de la structure. Les forces du groupe bancaire sont à rechercher sur d'autres points : sécurité, qualité, fiabilité.


Caisse d'Epargne continue d'explorer les capacités des Google Glass avec Glassistance

Après avoir lancé une première application compatible avec les Google Glass, la Caisse d'Epargne récidive en lancant l'appli Glassistance. L'appli a déjà remporté le Trophée de Bronze dans la catégorie Innovation Digitale lors de la dernière édition des Trophées de l’Assurance. Après la banque avec le coffre fort numérique (400 000 souscriptions), c'est au tour de l'assurance d'illustrer la capacité d'amélioration de l'expérience client des objets connectés.

L'appli Glassistance propose d'intervenir à un moment crucial de la relation client en assurance : le sinistre. Lors d'un sinistre auto, l'appli permet de contacter un gestionnaire, qui va sécuriser la situation puis guider l'assuré dans le remplissage de son constat. Avec une transmission immédiate des documents et photos du sinistre, l'assureur est ainsi capable de proposer très vite la bonne indemnisation.

L'utilisation de cette technologie est au bénéfice partagé du client et de la Caisse d'Epargne. La banque règle un sinistre dans des délais très courts sans mobiliser d'experts et en économisant des échanges chronophages. Le client est accompagné "en direct" par un expert dans une situation très anxiogène et il est remboursé très vite.

Il ne reste plus qu'à acheter des Google Glass qui ne coûtent encore "que" 1700$ aux USA. Pourquoi donc ne pas développer très vite cette appli sur mobile dont la diffusion est plus grand public ?

La Caisse d'Epargne prévoit d'accentuer ses développement dans le domaines des objets connectés : une autre version de Glassassitance dédiée aux dégâts des eaux en assurance habitation est en projet ainsi qu'une appli dédiée à l'Apple Watch qui sera disponible dès sa sortie.


BPCE va déployer sa nouvelle solution de paiement Izly sur les campus

"Izly permettra aux étudiants (et aux personnels) de payer plus rapidement et plus simplement par carte ou par téléphone mobile pour les services de la vie étudiante (restaurants, cafétérias, distributeurs automatiques, laveries automatiques photocopieurs…). Cette nouvelle solution de paiement s’appuiera sur la plateforme S-money du Groupe BPCE."

_infographie-BPCE-IZLI


Pourquoi Daniel Karyotis, DG de BPCE, blogue t-il ?

Daniel Karyotis est DG de BPCE et membre du Directoire en charge des Finances, des Opérations et des Risques. Depuis plusieurs années, il alimente un blog dans lequel il partage essentiellement son analyse de l'actualité économique mais aussi sa vision sur divers sujets de société.

Blog_daniel_karyotis_bpce

Récemment, il a abordé la décision de l'Allemagne de ne plus émettre de dette sur les marchés, mais il a aussi donné son avis sur la victoire des Daft Punk aux Gramy Awards ou sur l'organisation des derniers JO d'hiver à Sochi.

A l'origine, c'est en tant que dirigeant de la Banque Palatine, la banque des entreprises et du patrimoine, que Daniel Karyotis a eu l'idée de lancer son blog. Le blog permettait de fédérer une communauté des dirigeants d'entreprises clients de la banque. A titre personnel, c'est le goût pour l'écriture qui l'a motivé ainsi que le souhait d'utiliser les nouvelles technologies régulièrement.

Si l'exercice de prise de parole d'un dirigeant est louable, il reste particulièrement délicat pour les responsables des banques françaises. Après la crise financière, un fossé s'est creusé entre les français et les banquiers et plus globalement avec les élites. Le divorce est consommé. Par le blog, Daniel Karyotis veut aller au-delà des caricatures et montrer que derrière le banquier, il y a un homme. Un homme, attentif à la société, qui a des avis et des passions.

Plus globalement, la nécessité de la présence des dirigeants sur les réseaux sociaux est sujet à controverse. Le débat a été alimenté récemment par l'annonce du retrait de Serge Papin (président de Système U) de Twitter alors que son expérience était plutôt qualifiée de succès. Vous pouvez lire l'analyse du Blog du communicant  sur ce retrait et pour vous faire une idée sur le sujet de la présence numérique des dirigeants, vous pouvez visiter le site http://www.tweetbosses.com/ .


BPCE recherche de nouveaux usages pour les objets connectés

La vague des objets connectés déferle. Ils ont été la star du dernier salon de l'électronique de Las Vegas. C'est dans le domaine de la santé que les applications sont les plus visibles : des bracelets suivent vos mouvements et votre sommeil, des montres enregistrent vos performances sportives, des balances vous restituent votre courbe de poids... Beaucoup d'autres équipements sont en train d'être équipés de capteurs et de puces : véhicules, frigos, brosses à dents, thermostats... 
 
La diffusion de ces objets montre la volonté du consommateur d'être toujours connecté, de rester informé le plus possible et en toute circonstance. Le smartphone permet déjà cette information à chaque moment, mais les objets connectés permettent des usages en mains libres. 
 
Quels services à connotation bancaire pour les objets connectés ?
 
Pour son expérimentation, BPCE a choisi le plus célèbre des objets connectés : les Google Glass
 
La première application est associée au coffre fort numérique de la Caisse d'Epargne. La solution permet d'archiver des documents important comme des factures, des contrats ou des documents d'identité en photographiant les documents avec les lunettes "ok glass. Take a picture." 
 
 
En collaboration avec des groupes clients, BPCE prévoit de développer les applications autour de l'accompagnement (aider un client à remplir un dossier), l'assurance (déclarer un sinistre), de la consommation (contrôle du solde, suivi de budget).
 
Pour tester de nouveaux services, la banque veut s'appuyer sur des populations qui vont entrainer le reste de la population sur les nouveaux usages. Entre 2011 et 2013, la part de la population qui n'utilise que le mobile pour rentrer en contact avec la Caisse d'Epargne est passée de 1% à 12% (75% de ses clients sont des jeunes) ! C'est donc avec des étudiants, des grandes écoles, des écoles de design que la banque va continuer à innover.
 
Plus que l'application elle-même (les Google Glass ne sont pas encore distribuées au grand public), c'est la volonté d'innovation de la banque qu'il faut retenir. La banque montre qu'elle n'est plus suiveuse mais qu'elle se met en position d'agilité pour être au plus près des nouveaux usages clients.