Le baromètre sectoriel de l'Internaute est en ligne. Pour la banque et l'assurance, progression de plus de 2 points pour le taux d'ouverture qui passe de 24,41% à 27,03% mais un taux de cliqueurs qui baisse de quelques dixièmes (4,30% vs 4,66) ce qui fait naturellement baisser le taux de réactivité. Retrouvez les chiffres du 1er semestre ici.
Depuis 1995, le Marketing Book décode les comportements de
consommation des Français, en les mettant en perspective avec les stratégies
des acteurs du marché.
TNS Sofres met en ligne le chapitre dédié aux métiers de la
Finance : assurance, épargne, crédit... Celui-ci analyse en détail les enjeux
marketing des stratégies des banques et des assureurs.
Les composantes de la révolution marketing du secteur sont
les suivantes selon les experts TNS Sofres :
Internet et la banalisation des marques. Vouloir « maîtriser
» sa communication sur le Net est on le sait un leurre, tant les émetteurs et
les locuteurs y sont nombreux et réactifs. Faute d'écoute et de dialogue, les
internautes s'épanchent bien vite sur les forums et les blogs, ou pire, sur les
pages Facebook des marques elles-mêmes, qui n'ont d'autre choix que la
transparence. Par ailleurs, si les comparateurs ouvrent des portes aux
prospects et sont à ce titre intégrés aux stratégies commerciales, ils ne sont
pas sans danger. Les grands noms de la banque et de l'assurance ont fort à y
perdre en notoriété, identité et en attractivité.
M-banking
et... M-servicing. 47% de Français possèdent déjà un Smartphone. En
attendant leur généralisation, les banques et les sociétés d'assurances ont
développé des applications. Souvent promotionnelles, elles sont en fait une
formidable opportunité de « rendre service » aux clients. Les applis de gestion
de ses finances personnelles en sont une première démonstration.
M-payment, enjeu et guerre économique en puissance. A la
différence de ce que l'on observe dans la majorité des pays dans le monde, les
acteurs financiers ne sont pas perçus en France comme les plus légitimes dans
ce domaine. Les géants d'Internet, les opérateurs ou les enseignes pourraient
leur damer le pion, avec des offres basiques et simples d'utilisation, en
attendant que les pure players du paiement sans contact (banques et tous les
organismes financiers) concrétisent leurs promesses. Un marché porteur, dès
qu'auront été résolues les questions de confidentialité et de sécurité.
Le meilleur du numérique et... du contact direct. La
tentation « économique » serait grande de transformer agences bancaires et
autres points de contact en espaces technos, remplis de tablettes et autres
avatars interactifs. Dans les faits, si l'usage d'Internet ne cesse de croître
dans le domaine financier, les Français restent profondément attachés au
dialogue avec leurs « conseillers ».
Grace à internet, les français consultent davantage leurs comptes : jusqu'à 1 fois par jour pour 42% d'entre eux ! Plus on est multi-bancarisé, plus on consulte ses comptes fréquemment.
79% des français s'informent de la position de leur compte en se connectant à l'espace bancaire de leur banque, 11% attendent de recevoir leurs relevés de comptes, encore 5% se rendent dans leur agence (encore 5% !) et le mobile qui sera certainement bientôt le 2ème moyen après internet, ne recueille pour le moment que 4% des réponses.
Pour gérer leurs comptes, les répondants déclarent réaliser un décompte de leurs dépenses fixes ou mettre en place une épargne programmée. En revanche, utiliser un logiciel de gestion de budget ou paramétrer des alertes pour éviter les mauvaises surprises sont des pratiques encore peu répandues.
Le taux d'ouverture et de clics sont en progression par rapport au 2nd semestre 2011, mais le taux de désabonné est multiplié par 3 alors que le taux d'emails non aboutis augmente de près d'un point. Les performances de tous les secteurs sont disponibles ici.